Tamarillo : Bienfaits, Goût et Comment Manger ce Fruit

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Avec sa peau lisse aux reflets rouges ou orangés et sa forme d’œuf allongé, le tamarillo intrigue autant qu’il séduit. Surnommé « tomate en arbre », ce fruit exotique encore méconnu sur les étals européens cache, sous son écorce ferme, une chair juteuse et acidulée d’une belle couleur orangée, ponctuée de petites graines comestibles. Originaire des Andes, le tamarillo s’invite peu à peu dans nos cuisines, à mi-chemin entre le fruit et le légume.

Mais que vaut vraiment ce fruit sur le plan nutritionnel ? Quel est son goût, et comment le déguster sans se tromper ? Quels sont ses bienfaits pour la santé ? Dans ce guide complet, FruityGlobe vous dit tout sur le tamarillo : son origine, ses variétés, sa valeur nutritionnelle, ses vertus et toutes les astuces pour le choisir, le conserver et le cuisiner.

Qu’est-ce que le tamarillo ?

Le tamarillo est le fruit du Solanum betaceum, un petit arbuste de la famille des Solanacées — la même que la tomate, l’aubergine ou le poivron. Ce lien de parenté explique son surnom de tomate en arbre : le tamarillo pousse en effet sur un arbuste pouvant atteindre 3 à 5 mètres de haut, et non sur une plante rampante. De forme ovoïde, il mesure environ 5 à 10 cm de long et pèse de 50 à 100 grammes.

Origine et histoire

Ce fruit est originaire des régions andines d’Amérique du Sud, notamment du Pérou, de l’Équateur, de la Colombie et de la Bolivie, où il est cultivé et consommé depuis des siècles. Au XXe siècle, sa culture s’est répandue dans de nombreuses zones subtropicales du globe. C’est d’ailleurs la Nouvelle-Zélande qui, dans les années 1960, a popularisé le nom commercial « tamarillo » pour le distinguer clairement de la tomate classique et faciliter son exportation. Aujourd’hui, on le retrouve aussi cultivé au Portugal (Madère), en Afrique de l’Est et en Asie.

Tamarillo ou tomate en arbre : la même chose ?

Oui : « tamarillo » et « tomate en arbre » désignent exactement le même fruit. Le terme tomate en arbre est la traduction la plus parlante, car il décrit à la fois l’aspect du fruit (proche d’une petite tomate allongée) et son mode de croissance sur un arbuste. Le mot tamarillo, lui, s’est imposé dans le commerce international. Attention toutefois à ne pas le confondre avec d’autres fruits exotiques de la même grande famille, comme le physalis (coqueret du Pérou).

Les principales variétés

On distingue le tamarillo principalement par la couleur de sa peau et de sa chair :

  • Le tamarillo rouge : le plus courant, à la peau rouge foncé et à la chair orangée plus acidulée. C’est celui que l’on trouve le plus souvent à l’export.
  • Le tamarillo orange (ou ambre) : à la peau jaune-orangé, sa chair est généralement plus douce et plus sucrée.
  • Le tamarillo jaune : plus rare, doux et parfumé, apprécié pour la consommation directe.

Deux moitiés de tamarillo coupées en deux sur fond blanc montrant la chair rouge foncé de la variété rouge et la chair orange de la variété orange avec leurs graines et leur jus visibles en gros plan
Tamarillo rouge vs tamarillo orange : deux variétés, deux saveurs. La variété rouge est plus acidulée et prononcée, tandis que l’orange est plus douce et sucrée. À l’intérieur, tous deux révèlent une chair juteuse et des graines caractéristiques.

Valeur nutritionnelle du tamarillo

Le grand atout de ce fruit, c’est sa richesse en vitamines et en antioxydants pour un apport calorique très modéré. Peu sucré, gorgé d’eau et source de fibres, il fournit notamment de la vitamine C, de la vitamine A (sous forme de provitamine A), de la vitamine E, du potassium et des composés antioxydants comme les anthocyanes et les caroténoïdes, responsables de sa couleur vive.

Tableau nutritionnel moyen pour 100 g

NutrimentQuantité moyenne (pour 100 g)
Énergie30 à 35 kcal
Eau85 à 88 g
Glucides4 à 6 g
Fibres alimentaires3 à 3,5 g
Protéines1,5 à 2 g
Lipides< 0,5 g
Vitamine C20 à 30 mg
Potassium300 à 350 mg

Ces valeurs sont des moyennes : elles varient selon la variété et la maturité du fruit. Pour comparer le tamarillo à d’autres aliments, vous pouvez consulter la table de composition nutritionnelle de référence Ciqual de l’ANSES.

Les bienfaits du tamarillo

Grâce à son profil nutritionnel, la tomate en arbre présente plusieurs atouts intéressants dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Voici ses principaux bienfaits, à considérer sans en attendre d’effet miracle.

Une bonne source d’antioxydants

La couleur intense du tamarillo trahit sa richesse en pigments antioxydants : anthocyanes (dans les variétés rouges) et caroténoïdes. Ces composés contribuent à lutter contre le stress oxydatif, un phénomène impliqué dans le vieillissement cellulaire. Comme beaucoup de fruits colorés tels que la grenadille ou le fruit du dragon, il apporte ainsi une belle diversité de micronutriments protecteurs.

Riche en fibres pour la digestion

Avec environ 3 g de fibres pour 100 g, il participe au bon fonctionnement du transit intestinal et à la sensation de satiété. Les fibres contribuent également à modérer l’absorption des sucres, ce qui en fait un fruit intéressant pour les personnes attentives à leur glycémie.

Vitamines A et C pour l’immunité et la peau

C’est une bonne source de vitamine C, qui participe au fonctionnement normal du système immunitaire et à la formation du collagène, et de provitamine A, bénéfique pour la vision et la santé de la peau. Une à deux unités suffisent à couvrir une part appréciable des besoins quotidiens.

Un fruit peu calorique et désaltérant

Composé à près de 87 % d’eau et n’apportant qu’environ 30 à 35 kcal pour 100 g, il fait partie des fruits exotiques les moins caloriques. Il s’intègre facilement dans une alimentation visant le maintien du poids, tout en apportant fraîcheur et saveur.

Cuillère prélevant la chair orange d'un tamarillo coupé en deux posé sur fond blanc, avec un pot de yaourt grec et un filet de miel à côté, façon de manger le tamarillo à la cuillère
La façon la plus simple de manger un tamarillo : coupez-le en deux, ajoutez un filet de miel et une cuillère de yaourt grec pour équilibrer son goût acidulé. Un dessert exotique prêt en 30 secondes !

Quel goût a le tamarillo ?

Le goût du tamarillo est sa grande surprise : à la fois acidulé et légèrement sucré, il évoque un mélange entre la tomate, le fruit de la passion et la prune, avec une pointe végétale. La peau, en revanche, est amère et ne se mange pas : on consomme uniquement la chair et les graines. Les variétés orange et jaune sont plus douces, tandis que la variété rouge affiche un caractère plus acide, idéal en cuisine salée.

Comment choisir et conserver le tamarillo

Pour bien le choisir, recherchez un fruit à la peau lisse, brillante et sans taches, légèrement souple sous la pression du doigt, signe de maturité. Un fruit trop dur sera très acide ; un fruit trop mou sera passé.

  • À température ambiante : un tamarillo encore ferme finira de mûrir en 2 à 4 jours hors du réfrigérateur.
  • Au réfrigérateur : une fois mûr, il se conserve environ une semaine dans le bac à légumes.
  • Au congélateur : la chair se congèle très bien, pour une utilisation ultérieure en coulis ou en smoothie.

Comment manger le tamarillo : idées et recettes

Comment manger le tamarillo quand on le découvre pour la première fois ? Le plus simple est de le couper en deux et de prélever la chair à la cuillère, comme un kiwi, en l’agrémentant éventuellement d’un peu de sucre ou de miel pour adoucir son acidité. Mais ce fruit caméléon se prête à de nombreuses préparations, sucrées comme salées :

  • En smoothie ou en jus, mixé avec une banane ou une mangue pour adoucir l’ensemble.
  • En coulis ou en confiture, où son acidité fait merveille.
  • En sauce salée, façon chutney, pour accompagner viandes, poissons ou fromages.
  • En salade de fruits exotiques, associé à d’autres trésors comme la chérimole ou la sapote.
  • Au four, coupé en deux et caramélisé, en dessert tiède.

Grappes de tamarillos rouges et oranges accrochées aux branches d'un tamarillos entourées de grandes feuilles vertes sous un ciel bleu, fruits mûrs sur l'arbre en plein soleil

Le tamarillo (Solanum betaceum) pousse en grappes sur un petit arbre fruitier originaire des Andes. Ses fruits rouges et oranges se récoltent à pleine maturité, lorsque leur peau est brillante et lisse. Un arbre fruitier exotique de plus en plus cultivé hors d’Amérique du Sud.

Mi-fruit, mi-légume, le tamarillo illustre à merveille la diversité des Solanacées : un même cousin botanique de la tomate peut offrir, selon les espèces, des saveurs aussi variées qu’inattendues.

Où acheter ce fruit et à quelle saison ?

En Europe, ce fruit andin reste relativement confidentiel. On le trouve principalement dans les épiceries spécialisées en produits exotiques, sur certains marchés et, de plus en plus, dans les rayons « fruits du monde » des grandes surfaces bien achalandées.

La majeure partie de la production importée provient de Colombie, d’Équateur, du Portugal (Madère) et de Nouvelle-Zélande. Grâce à ces origines situées dans les deux hémisphères, on en trouve une bonne partie de l’année, avec une disponibilité accrue de l’automne au printemps. Comptez en moyenne quelques euros la pièce, un prix qui reflète son statut de fruit encore rare sous nos latitudes.

Comment faire pousser un tamarillo ?

Sa culture est tout à fait possible sous climat doux ou en pot à rentrer l’hiver, car l’arbuste ne supporte pas le gel prolongé.

Issu d’un semis ou d’une bouture, l’arbre fructifie généralement dès la deuxième ou troisième année. Il apprécie une exposition ensoleillée mais abritée du vent, un sol riche et bien drainé, et des arrosages réguliers en période chaude. Sa croissance rapide et son feuillage ample en font aussi une plante ornementale appréciée.

Dans les régions méditerranéennes ou océaniques aux hivers doux, il peut rester en pleine terre à condition de le protéger lors des coups de froid.

Une recette express : le chutney de tomate en arbre

Pour découvrir ce fruit autrement, rien de tel qu’un chutney maison qui accompagnera à merveille fromages et viandes blanches :

  • Plongez 4 fruits 30 secondes dans l’eau bouillante, puis retirez la peau et coupez la chair en morceaux.
  • Faites revenir un petit oignon émincé dans un filet d’huile, ajoutez la chair, 2 cuillères de sucre roux, un trait de vinaigre, une pincée de sel et des épices (gingembre, piment doux).
  • Laissez compoter à feu doux 20 à 25 minutes, jusqu’à obtenir une texture épaisse, puis mettez en pot.

Ce condiment acidulé se conserve plusieurs jours au réfrigérateur et illustre parfaitement la polyvalence sucrée-salée de ce fruit.

Questions fréquentes sur le tamarillo

Peut-on manger la peau du tamarillo ?

Non, il est déconseillé de manger la peau : elle est ferme et nettement amère. On la retire en pelant le fruit ou en prélevant la chair à la cuillère après l’avoir coupé en deux.

Quel est le goût de la tomate en arbre ?

Sa chair est acidulée et légèrement sucrée, quelque part entre la tomate, le fruit de la passion et la prune, avec une note végétale. Les variétés orange et jaune sont plus douces que la rouge.

Le tamarillo est-il un fruit ou un légume ?

Botaniquement, c’est un fruit, cousin de la tomate. Mais son acidité le rend tout aussi adapté aux préparations salées, ce qui lui vaut parfois d’être utilisé comme un légume en cuisine.

Comment faire mûrir un tamarillo trop ferme ?

Laissez-le simplement à température ambiante quelques jours, éventuellement dans un sac en papier avec une pomme ou une banane, dont l’éthylène accélère le mûrissement.

Précautions et contre-indications

Le tamarillo est généralement bien toléré. Toutefois, comme il appartient à la famille des Solanacées, les personnes allergiques à la tomate ou sensibles à cette famille de plantes peuvent y réagir : en cas de doute, mieux vaut le tester en petite quantité. La peau, amère et riche en composés peu digestes, ne doit pas être consommée.

Comme d’autres membres de cette famille botanique, le fruit contient naturellement de petites quantités d’oxalates et d’alcaloïdes concentrés surtout dans la peau et le fruit vert : une raison supplémentaire de ne consommer que la chair bien mûre.

Enfin, comme pour tout aliment, la variété et la modération restent la clé d’une alimentation saine ; en cas de question de santé spécifique, par exemple en cas de calculs rénaux ou d’allergie connue, demandez conseil à un professionnel de santé.

Conclusion

Encore confidentiel, le tamarillo mérite assurément qu’on s’y intéresse. Peu calorique, riche en vitamine C, en provitamine A, en fibres et en antioxydants, ce fruit andin à la double identité de tomate en arbre offre une saveur originale, acidulée et polyvalente, aussi à l’aise dans un smoothie que dans une sauce salée.

La prochaine fois que vous croiserez ces petits fruits rouges et brillants sur un étal de produits exotiques, n’hésitez plus : le tamarillo pourrait bien devenir l’une de vos belles découvertes fruitées de l’année.

Pour aller plus loin sur l’histoire et la botanique de ce fruit, vous pouvez consulter la fiche Tamarillo sur Wikipédia.

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